DIG / Le président Brice Clotaire Oligui Nguema effectue une visite d’État de 3 jours en France, à partir de ce 20 juillet 2026, à l’invitation d’Emmanuel Macron.
Au cœur des discussions : l’investissement, la diversification économique et la transformation industrielle du Gabon.
Un déplacement qui s’inscrit dans la continuité des engagements bilatéraux pris lors de la visite de Macron à Libreville en novembre 2025 — et dont l’objectif principal est de passer des promesses aux actes.
Accélérer la concrétisation des accords
Les deux pays travaillent à la mise en place d’un comité franco-gabonais d’experts chargé de lever les blocages administratifs et financiers qui freinent la réalisation des projets d’investissement français au Gabon.
Un mécanisme de suivi concret, dont l’utilité sera jugée à l’aune des premiers dossiers débloqués.
Exiger la transformation locale, sans négociation
Libreville ne cherche plus des aides, mais des partenariats industriels à conditions claires. Le gouvernement gabonais maintient sa ligne : transformation locale obligatoire des matières premières avant exportation.
Sur le manganèse — dont le Gabon représente environ 23 % de l’offre mondiale —, le cap est fixé à 2029 pour l’interdiction des exportations brutes.
Paris doit donc positionner ses entreprises sur le segment de l’industrialisation sur le sol gabonais, non sur la simple extraction.
Financer les secteurs prioritaires
Les discussions ciblent deux axes structurants : la modernisation des réseaux énergétiques et des infrastructures, pour lesquels le Gabon recherche financements et expertise technique ; et le développement de l’agro-industrie et du secteur privé, où Libreville souhaite attirer des capitaux français via des contrats mutuellement bénéfiques, respectueux des souverainetés.
Cette visite d’État traduit une posture gabonaise nouvelle : un partenariat d’égal à égal, centré sur la création de valeur ajoutée locale — ou pas de partenariat du tout.



