Taux d’Inflation à 2,5 % en 2026 : Le paradoxe gabonais

DIG/ Au Gabon, les chiffres officiels du taux l’inflation projetés par les organismes internationaux (FMI, Banque mondiale, BAD…) pour l’année 2026 affichent une apparente stabilité.

Avec un taux projeté autour de 2,5 %, bien en dessous du plafond de 3 % fixé par la CEMAC, l’économie nationale semble s’apaiser.

Pourtant, dans les allées du marché de Mont-Bouët à Libreville, le son de cloche est tout autre. Pour les ménages, la « vie chère » reste une réalité quotidienne étouffante. Comment expliquer ce décalage ?

Le piège de la moyenne statistique

L’Indice des prix à la consommation, qui sert à mesurer l’inflation, est calculé sur un panier global et diversifié de biens.

Or, si les tarifs de certains biens d’équipement se stabilisent, ceux des produits de première nécessité (riz, huile ou le poisson) et des loyers continuent de peser lourdement.

Pour un ménage modeste, qui consacre l’essentiel de ses revenus à l’alimentation et au logement, l’inflation réelle ressentie est bien supérieure à la moyenne officielle.

Des blocages structurels persistants

La forte dépendance du pays aux importations alimentaires et les difficultés logistiques internes, notamment le coût du transport, maintiennent des prix de vente élevés sur les étals.

Les intermédiaires et les commerçants, confrontés à ces coûts de distribution, peinent à répercuter la baisse des cours mondiaux sur le consommateur final.

L’intervention d’urgence de l’État

Conscientes de ce paradoxe, les autorités ont multiplié les interventions en 2026, notamment par la suspension des taxes douanières sur les produits de base et le lancement de ventes directes à prix cassés via la Centrale d’Achat du Gabon (CEAG).

Ces mesures d’urgence confirment que, malgré des statistiques globales au vert, le pouvoir d’achat des Gabonais exige des réformes structurelles profondes sur la production locale et les transports pour être durablement soulagé

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La Redaction

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