DIG / Dans la sous-région CEMAC, allumer la lumière n’a pas le même prix pour tout le monde.
Avec un tarif de base affiché à 145 FCFA le kilowattheure (kWh), le Gabon détient la deuxième électricité la plus chère de la zone, juste derrière la Centrafrique où le KWH est vendu à 153 FCFA.
C’est ce qu’indiquent les données croisées de la plateforme comparative Global Petrol Price, le site d’information L’Économie et les témoignages des habitants de la sous-région.
Malgré un immense potentiel hydroélectrique (barrages de Kinguélé, Tchimbélé, Grand Poubara…), l’énergie coûte presque trois fois plus cher au Gabon qu’au Cameroun où les petits consommateurs payent 50 FCFA .
On est également bien loin des… 6 FCFA de la Guinée Équatoriale, dopée par ses subventions d’État.
Le poids du compteur et des taxes
Pire encore, dans la réalité, le consommateur paie souvent son électricité plus cher que les 145 FCFA annoncés.
L’analyse des tickets d’achat SEEG (recharges Edan) montre que le coût réel dépend de la puissance du compteur.
Si l’État protège un peu les petits compteurs de 3 kW, avec un coût de revient réel (taxes incluses), de 128 FCFA le kWh, la facture s’envole pour les familles équipées de compteurs de 9 ou 12 kW.
Pour un même montant de 50 000 FCFA, ces derniers paieront leur kWh à plus de 150 FCFA.
La cause à une tarification au kWh plus élevée, mais surtout au poids des taxes imposées sur la facture.
Redevances à payer
En effet, sur chaque achat, le consommateur s’acquitte notamment de la Contribution aux Ordures Ménagères (C.O.M) et de diverses redevances, qui viennent amputer le volume d’électricité réellement délivré.
Ainsi, alors que certains pays voisins misent sur une tarification sociale au volume de consommation, le Gabon peine à rendre son électricité abordable.
L’énergie y reste un produit onéreux, qui pèse lourdement sur un pouvoir d’achat déjà éprouvé.



