Scolarisation et échec de masse : Quand la Banque mondiale pointe les failles du Gabon

DIG / Le Gabon a multiplié ses effectifs scolaires de façon spectaculaire depuis 2001.

Mais le bilan de la dernière note de conjoncture économique de la Banque mondiale sur le Gabon indique que le boom des inscriptions cache un naufrage pédagogique et une impasse sur le marché de l’emploi.

Des bancs remplis, mais peu d’apprentissage

Le Gabon, l’un des pays les plus riches d’Afrique par habitant, a incontestablement réussi le pari de l’accès à l’éducation.

Depuis 2001, les inscriptions ont quintuplé dans le préscolaire et triplé dans l’enseignement supérieur.

Pourtant, cette massification s’est faite au détriment de la qualité.

La Banque mondiale souligne que sur les 13 années de scolarité obligatoire prévues par la loi, un Gabonais moyen ne bénéficie en réalité que de 6 années d’apprentissage effectif. 

Constat

Les statistiques de l’échec scolaire parlent d’elles-mêmes.

Le taux de redoublement dans les écoles primaires publiques est de 28%.

La proportion d’élèves qui parviennent à achever le collège (premier cycle du secondaire) est de 35%.

Après la COVID-19, seul un élève sur dix en 4ème année du primaire maîtrise les bases minimales en lecture et en mathématiques.

Neuf enfants sur dix ne sont pas au niveau

Ce désastre est encore plus prononcé dans les zones rurales, totalement abandonnées où 0 % des écoles ont un accès à Internet et seulement 1,2 % disposent de toilettes fonctionnelles.

Il semble que multiplier les inscriptions ne suffit plus. Une réforme d’urgence du contenu des enseignements est de mise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La Redaction

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