Énergie : Le Gabon cherche à réduire sa dépendance aux centrales flottantes Karpowership

DIG / Selon un article de Jeune Afrique publié le 29 juillet 2026, le Gabon accélère sa stratégie de réduction de sa dépendance aux centrales électriques flottantes de Karpowership, déployées en urgence pour pallier les pénuries d’électricité dans le Grand Libreville.

Si cette solution a permis de stabiliser l’approvisionnement à court terme, elle a un coût : les centrales flottantes sont parmi les options de production les plus onéreuses du marché, et leur facture pèse directement sur les finances publiques et sur le prix de l’électricité payé par les ménages et les entreprises.

Un programme d’investissements structurants

Pour sortir de cette dépendance, le gouvernement mise sur un programme d’infrastructures de production permanentes articulé autour de trois axes.

  • Le premier est hydroélectrique, avec le barrage de Booué (400 MW) comme pièce maîtresse d’un dispositif capable d’alimenter à terme une industrie lourde — notamment la transformation du manganèse à Moanda.
  • Le deuxième axe est thermique, avec l’exploitation accrue des ressources gazières nationales via des centrales à gaz plus compétitives que les powerships.
  • Le troisième est réticulaire : renforcer le réseau de transport et de distribution pour réduire les pertes et améliorer la qualité de service sur l’ensemble du territoire.

Un enjeu de souveraineté industrielle

Cette transition énergétique dépasse la seule question de la facture d’électricité. Sans énergie abondante, stable et bon marché, les ambitions industrielles du Gabon — transformation du manganèse, développement de l’agro-industrie, attraction d’investissements manufacturiers — resteront des déclarations d’intention.

Le passage de Karpowership à des infrastructures permanentes n’est donc pas seulement un choix économique : c’est une condition préalable à la diversification de l’économie gabonaise.

Karpowership demeure une nécessité transitoire. Mais chaque mois supplémentaire de dépendance à ces capacités flottantes est un mois de retard pris sur la souveraineté énergétique que le Gabon dit vouloir construire.

 

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La Redaction

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