Contrôles sanitaires : L’AGASA face à la fronde des commerçants

DIG / Le bras de fer entre les opérateurs économiques et l’Agence Gabonaise de Sécurité Alimentaire (AGASA) franchit un nouveau cap : alors que des rassemblements de commerçants dénoncent des contrôles jugés étouffants et des pénalités financières excessives, la réaction de l’opinion publique remet au centre du débat un enjeu fondamental : la préservation de la santé publique.

Deux visions en affrontement direct

D’un côté, le secteur commercial pointe du doigt la pression administrative, les coûts d’agrément et la sévérité des descentes de terrain, affirmant que ces méthodes fragilisent des activités économiques déjà éprouvées.

De l’autre, les consommateurs et la société civile rappellent la réalité sanitaire : prolifération de produits périmés, non-respect de la chaîne du froid et conditions d’hygiène désastreuses dans certaines cuisines et étals.

Pour une grande partie de la population, la rigueur renouvelée de l’AGASA n’est pas un abus, mais la preuve indispensable d’un contrôle étatique renforcé sur ce qui finit dans l’assiette des citoyens.

Le strict respect des normes comme seule issue

Si d’éventuels manquements administratifs ou vices de procédure doivent être examinés par la justice, le fond du problème reste inchangé : la quête de rentabilité ne peut l’emporter sur l’hygiène publique.

Plutôt que d’opposer résistance aux inspections sanitaires, l’intérêt des commerçants réside dans la mise aux normes systématique de leurs établissements, condition sine qua non pour instaurer une relation de confiance durable avec les consommateurs.

 

 

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La Redaction

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