Esther miracle : 248 millions de FCFA accordés aux victimes, loin des 5 milliards réclamés

DIG / Trois ans après le naufrage qui avait endeuillé le Gabon, le Tribunal correctionnel de Libreville a rendu son verdict dans l’affaire Esther miracle.

La juridiction a condamné la compagnie Royal Coast Marine et huit de ses responsables à verser, solidairement, 248 millions de FCFA de dommages et intérêts aux victimes et survivants du drame survenu dans la nuit du 8 au 9 mars 2023, alors que le ferry ralliait Port-Gentil.

Une somme très en deçà des 5 milliards de FCFA réclamés par la société civile.

Condamnation et acquittement

Sur le plan pénal, le tribunal a reconnu coupables du délit de mise en danger de la vie d’autrui la compagnie ainsi que plusieurs de ses cadres, dont le commandant du ferry Noelson Gabriel Ranaïvomanana Rivo et d’anciens responsables de la Marine marchande.

Ce dernier, tout comme Loïc Larr Ndoumou Biyoghe, a également été condamné pour homicides involontaires.

Royal Coast Marine écope d’une amende de 5 millions de FCFA, tandis que plusieurs prévenus se voient infliger chacun un million de francs d’amende et 38 mois de prison ferme, une peine qui recouvre pour certains, la durée de leur détention préventive.

Le directeur général de la compagnie, Armand Blaise Mbadinga, a pour sa part été acquitté.

Ascoma sous pression

Au-delà des sanctions, le jugement engage la responsabilité civile de Royal Coast Marine et contraint son assureur, Ascoma, à garantir les indemnisations dues aux parties civiles.

Un point crucial pour les familles des 34 morts et 16 disparus officiellement recensés, sur la centaine de passagers qu’avait embarqués le navire cette nuit-là.

Ce verdict clôt, au moins juridiquement, un dossier marqué par une réponse des secours jugée catastrophique : l’alerte avait été donnée vers 3 heures du matin, mais les entités compétentes de l’État n’étaient intervenues que six heures plus tard.

L’épave, elle, n’a toujours pas été renflouée. Une question que l’administration maritime devra tôt ou tard trancher.

 

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La Redaction

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