DIG/ Le ministère des Mines lance, ce 16 juillet 2026, une vaste opération de contrôle et de régularisation des titres aurifères.
Cette initiative vise à assainir une filière jugée stratégique pour les recettes publiques du pays.
Dès aujourd’hui, l’ensemble des opérateurs du secteur de l’or au Gabon doivent se plier à un audit obligatoire.
Mise en conformité
Les entreprises détentrices de permis de recherche ou d’exploitation devront justifier de leur conformité administrative, de la réalité de leurs travaux sur le terrain et de leur solidité financière.
Cette démarche vise notamment à éliminer les « titres dormants », ces permis conservés sans mise en valeur réelle, qui privent l’État de revenus fiscaux.
Elle s’inscrit également dans le prolongement de la suspension temporaire de l’orpaillage artisanal décidée en juin dernier, après le démantèlement de réseaux clandestins dans le pays.
Sanctions prévues
L’objectif est de capter les flux financiers d’une ressource encore largement dominée par le secteur informel et réaffirmer la souveraineté nationale sur ses richesses minières.
Les sociétés non conformes s’exposent à des sanctions rigoureuses, pouvant aller jusqu’au retrait pur et simple de leurs permis.
La transparence de cette opération sera particulièrement scrutée par les partenaires internationaux, pour qui la prévisibilité juridique reste essentielle avant d’engager des capitaux à long terme.


