DIG/ Toutes les craintes formulées par les observateurs nationaux et internationaux ainsi que celles des agences de notation financières internationales sur une explosion inévitable de la dette publique du Gabon sont désormais confirmées.
D’après le dernier bulletin statistique de la Direction générale de la Dette (DGD) dont Direct Infos a reçu copie, à fin décembre 2025, l’encours de la dette publique du Gabon se chiffre officiellement à 8 780,337 milliards de FCFA dont 4 127,620 milliards de FCFA de dette extérieure et 4 652,718 milliards de FCFA de dette intérieure.
Dette extérieure
Selon la DGD, l’encours de la dette extérieure se répartit comme suit :
- 764,510 milliards de FCFA de dettes bilatérales ;
- 406,108 milliards de FCFA de dettes commerciales ;
- 1 580,736 milliards de FCFA de dettes multilatérales ;
- 1 376,266 milliards de FCFA de dettes envers le marché financier international.
Dette intérieure
Quant à l’encours de la dette intérieure, elle se décompose de la manière suivante :
- 444,086 milliards de FCFA de dettes bancaires ;
- 758,681 milliards de FCFA de dettes moratoires ;
- 3 449,951 milliards de FCFA de dettes envers le marché financier régional.
Hausse spectaculaire de 1647 milliards de FCFA en… 1 an
Globalement, sur la période considérée, le niveau de l’encours de la dette publique du Gabon a connu une hausse de 1 647,045 milliards de FCFA, soit 23,090% par rapport à celui à fin décembre 2024.
Pour la Direction générale de la Dette, cette situation s’explique principalement par la hausse des engagements intérieurs.
« L’encours de la dette extérieure baisse de 40,887 milliards de FCFA, soit -0,981%. Cette tendance baissière est principalement portée par les dettes bilatérales, multilatérales et sur le marché financier international.
L’encours de la dette intérieure augmente globalement de 1 687,932 milliards de FCFA, soit 56,933%.
Cette progression résulte d’une part de la validation des dettes moratoires par la Task-Force pour sa prise en charge par la Direction Générale de la Dette ; et d’autre part d’un recours accru aux financements sur le marché financier régional », indique la DGD.



