Fête de la Libération à Makokou : Les Ogivins vont-ils réussir à préserver leurs nouveaux acquis économiques ?

DIG / Après Libreville en 2024 et Tchibanga en 2025, Makokou a accueilli le 30 août 2026 la troisième édition de la Fête nationale de la Libération.

Au-delà de la dimension politique et symbolique, le choix de l’Ogooué-Ivindo donne à cette célébration une portée économique réelle — et pose une question de fond : cette mobilisation de quelques jours laissera-t-elle quelque chose de durable ?

Un accélérateur temporaire d’activité économique

L’effet immédiat est documenté. Les marchés de Makokou ont connu une activité inhabituelle, des commerçants venus d’autres provinces ont profité de l’événement pour conquérir de nouveaux clients, et la CEAG a installé un Méga Marché proposant des produits de première nécessité à des prix accessibles.

La Fête de la Libération fonctionne comme un accélérateur temporaire de consommation, de mobilité et de revenus pour les petits opérateurs économiques locaux. C’est réel — et c’est insuffisant.

Le vrai enjeu : des infrastructures qui durent

L’intérêt économique durable du déplacement présidentiel réside dans les infrastructures inaugurées ou annoncées — équipements administratifs, marchés, logements, établissements scolaires, station d’eau.

Ce sont ces réalisations, et non les cérémonies, qui détermineront si le 30 août 2026 a marqué un tournant pour l’Ogooué-Ivindo ou s’il s’est évanoui comme un feu de paille.

La province dispose pourtant d’un potentiel économique considérable. Le projet de fer de Belinga, s’il entre effectivement en production, pourrait transformer en profondeur l’économie régionale et nationale.

Des ressources forestières et minières abondantes attendent également une valorisation locale qui, pour l’instant, reste largement en deçà des ambitions affichées.

Le test viendra dans six mois

Une célébration génère quelques jours d’activité. Une infrastructure fonctionnelle crée des années de valeur.

C’est à cette aune que se mesurera la réussite réelle du 30 août pour Makokou : emplois créés, services publics améliorés, entreprises locales développées, valeur retenue dans la province plutôt qu’exportée vers Libreville ou l’étranger.

L’Ogooué-Ivindo a été placée au centre du récit national le temps d’une fête.

Le défi est désormais d’en faire un véritable point de départ économique — et non un simple rendez-vous politique annuel itinérant.

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La Redaction

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