Finances publiques : Vers un audit des marchés attribués à Ebomaf ?

DIG / Avec plus de 700 milliards de FCFA de contrats revendiqués au Gabon, le groupe burkinabè Ebomaf, dirigé par Mahamadou Bonkoungou, concentre désormais les interrogations sur la transparence des marchés publics et le coût des grands projets d’infrastructures.

Plus de 700 milliards de FCFA en jeu

Routes, aéroport international d’Andem, projet Libreville 2 : Ebomaf s’est progressivement imposé comme un acteur majeur des chantiers publics gabonais depuis 2023.

En août 2024, le groupe déclarait disposer de plus de 700 milliards de FCFA de travaux à réaliser dans le pays.

Un montant qui, selon Billionaires.Africa, n’a toutefois pas fait l’objet d’une consolidation publique par les administrations gabonaises.

La transparence des contrats en question

Dans une tribune publiée le 2 novembre 2026, Michel Ongoundou Loundah, président du parti REAGIR, réclame la publication des conventions conclues avec Ebomaf, ainsi que la divulgation des garanties publiques associées.

Il appelle également à leur examen par le Parlement et la Cour des comptes.

Ces interrogations interviennent dans un contexte marqué par des retards sur certains chantiers.

En juin 2026, le ministère des Travaux publics jugeait notamment préoccupant l’avancement du tronçon Yombi-Mandji-Carrefour Rabi, avec seulement 2,2 % d’exécution après 15 % du délai contractuel écoulé.

L’État face à ses responsabilités

Au-delà du poids d’un opérateur dans la commande publique, le véritable enjeu est celui du contrôle de la dépense et de la soutenabilité des engagements financiers.

Quels montants ont été effectivement contractualisés, décaissés et garantis par l’État ? À quelles conditions ?

Pour le Gabon, la priorité n’est pas seulement de multiplier les infrastructures, mais de s’assurer que chaque marché protège les finances publiques, respecte les règles de concurrence et produit les résultats attendus.

La publication des contrats et un audit indépendant permettraient de sortir ces engagements de la zone grise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La transparence des contrats en question

Dans une tribune publiée le 2 novembre 2026, Michel Ongoundou Loundah, président du parti REAGIR, réclame la publication des conventions conclues avec Ebomaf, ainsi que la divulgation des garanties publiques associées. Il appelle également à leur examen par le Parlement et la Cour des comptes.

Ces interrogations interviennent dans un contexte marqué par des retards sur certains chantiers. En juin 2026, le ministère des Travaux publics jugeait notamment préoccupant l’avancement du tronçon Yombi-Mandji-Carrefour Rabi, avec seulement 2,2 % d’exécution après 15 % du délai contractuel écoulé.

L’État face à ses responsabilités

Au-delà du poids d’un opérateur dans la commande publique, le véritable enjeu est celui du contrôle de la dépense et de la soutenabilité des engagements financiers. Quels montants ont été effectivement contractualisés, décaissés et garantis par l’État ? À quelles conditions ?

Pour le Gabon, la priorité n’est pas seulement de multiplier les infrastructures, mais de s’assurer que chaque marché protège les finances publiques, respecte les règles de concurrence et produit les résultats attendus. La publication des contrats et un audit indépendant permettraient de sortir ces engagements de la zone grise.

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La Redaction

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