DIG/ Le Conseil des ministres du 30 avril 2026 a annoncé la résiliation du contrat qui le Gabon à Intershipping Services LLC.
Libreville invoque de « graves manquements contractuels » pour justifier sa rupture avec Intershipping Services LLC.
Les autorités reprochent à la société le non-respect de ses obligations, au point de compromettre le fonctionnement du registre maritime et de porter atteinte aux intérêts de l’État.
Bilan
Fondée aux Émirats arabes unis, avec des bureaux à Singapour et Hong Kong mais aucune présence au Gabon, Intershipping Services LLC revendique pourtant un bilan positif : 400 navires immatriculés sous pavillon gabonais en six ans, dans le respect, selon elle, des standards de transparence et de conformité.
Sur le plan financier, le contrat aurait rapporté, indique t-on, environ un milliard de francs CFA à l’État durant la période de transition.
Flotte fantôme
Ces chiffres ne suffisent pas à dissiper les soupçons qui pèsent sur le pavillon gabonais.
Celui-ci est accusé d’être devenu un pavillon de complaisance abritant une « flotte fantôme » utilisée pour contourner les sanctions internationales frappant le pétrole russe.
Face aux menaces de rétorsion brandies par l’Union européenne et les États-Unis, Libreville semble avoir choisi la voix de la raison.
La résiliation du contrat avec Intershipping pourrait ainsi s’inscrire dans une volonté de se soustraire à ces pressions diplomatiques et de redorer l’image du registre gabonais.



