FMI : Le Gabon réduit sa dette de 29 milliards de FCFA

DIG / Le Gabon a réduit de près de 29,4 milliards de FCFA son encours envers le Fonds monétaire international (FMI) en cinq mois.

À fin août 2026, le pays devait encore environ 247 milliards de FCFA à l’institution, contre près de 276 milliards fin mars.

Une décrue qui améliore la position financière de Libreville, mais qui ne signifie pas pour autant une baisse de la dette publique globale.

Un recul de 10,6 % en cinq mois

Selon les dernières données du FMI, l’encours des crédits du Gabon s’établissait à 319,05 millions de DTS, soit environ 247 milliards de FCFA, au 31 août 2026.

Cinq mois plus tôt, il atteignait 357,06 millions de DTS, soit une diminution de 38,01 millions de DTS, équivalant à environ 29,4 milliards de FCFA.

Cette baisse résulte principalement du remboursement des échéances liées aux anciens programmes du Fonds.

Elle traduit donc une réduction effective de l’exposition du Gabon vis-à-vis du FMI, et non un effacement de dette.

Une trajectoire qui s’améliore depuis 2023

La tendance est particulièrement visible sur trois ans. L’encours était encore de 670,28 millions de DTS fin 2023, avant de tomber à 499,77 millions fin 2024, puis à 369,76 millions fin 2025.

À fin août 2026, il n’était plus que de 319,05 millions de DTS.

Le Gabon a ainsi réduit de plus de moitié son encours envers le FMI depuis fin 2023.

Le paradoxe d’un nouveau programme

Cette amélioration intervient toutefois alors que Libreville cherche à conclure un nouveau programme avec le FMI.

Le véritable enjeu n’est donc pas seulement de réduire l’encours actuel, mais de déterminer dans quelles conditions de nouveaux financements pourraient être mobilisés sans aggraver les déséquilibres budgétaires.

C’est là que se situe le principal risque : rembourser une partie des anciens prêts tout en contractant de nouveaux financements ne constitue pas, à lui seul, une stratégie de désendettement.

 Le vrai test : la dette publique globale

La baisse de l’encours envers le FMI reste donc un signal positif, mais elle doit être replacée dans une équation financière beaucoup plus large.

Le Gabon continue de solliciter d’autres sources de financement, notamment le marché régional, tandis que les besoins budgétaires demeurent importants.

Pour Libreville, le véritable défi est désormais de transformer cette amélioration de la relation avec le FMI en stabilisation durable des finances publiques : meilleure mobilisation des recettes, maîtrise des dépenses, réduction des arriérés et surtout capacité à orienter l’endettement vers des investissements générateurs de croissance.

Les 29 milliards de FCFA remboursés constituent donc une bonne nouvelle. Mais la question décisive reste celle-ci : le Gabon est-il en train de réduire sa dette ou simplement de modifier la structure de ses créanciers ?

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La Redaction

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