Foncier : 16 familles menacées d’expulsion par un ressortissant français à Libreville

DIG/ À Sibang Centre, dans le 6ᵉ arrondissement de Libreville, la tension est vive : au moins 16 familles vivent dans l’incertitude après l’apparition d’inscriptions en peinture rouge portant la mention « À démolir sans délai » sur plusieurs habitations.

En cause : un litige foncier opposant les occupants des lieux au détenteur d’un titre de propriété, a rapporté Gabon 24 dans un reportage publié le 3 août 2026.

Qui des occupants et du ressortissant français a raison ?

Selon ce dernier, un ressortissant français, il est propriétaire d’un terrain de 12 hectares en vertu d’un titre foncier délivré en 2007, dont près de 5 hectares seraient aujourd’hui occupés.

Les habitants contestent cette situation et affirment vivre sur ces parcelles depuis les années 1980.

Ils rappellent qu’en 1997, le tribunal de première instance de Libreville avait ordonné une expertise destinée à évaluer leurs investissements en vue d’une éventuelle indemnisation, une procédure qui, selon eux, n’a jamais abouti.

La solution des indemnisations

Cette affaire intervient dans un contexte de réforme du droit foncier. L’ordonnance n° 006/PR/2026 du 26 février 2026 consacre le caractère définitif et irrévocable des titres fonciers.

Son article 76 prévoit que les personnes s’estimant lésées par une fraude ou une spoliation ne peuvent plus obtenir l’annulation du titre, mais uniquement solliciter une indemnisation auprès des responsables du préjudice.

 Quelle issue à ce bras de fer ?

Dans l’espoir d’éviter la démolition de leurs habitations, les familles concernées disent avoir proposé de racheter les parcelles qu’elles occupent.

À ce stade, aucun accord n’aurait été trouvé entre les parties, laissant les habitants dans l’attente d’une issue à ce différend qui mêle enjeux juridiques, sociaux et humains.

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La Redaction

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