Frais de stage au CHUL : La Direction générale précise sa position

DIG/ La note du 10 juillet 2026 fixant des frais de stage au Centre Hospitalier Universitaire de Libreville (CHUL) a suscité des interrogations, notamment sur l’accès à la formation pratique et l’égalité de traitement entre stagiaires.

Dans une mise au point, la Direction générale de l’établissement apporte des précisions substantielles qui recadrent largement la portée de la mesure.

Selon le CHUL, cette disposition découle d’une recommandation de ses Conseils d’administration et vise avant tout à encadrer, par voie de convention, les relations avec les établissements de formation privés qui envoient leurs étudiants en stage dans ses services.

Une mesure ciblée, pas généralisée

Contrairement à une lecture qui pourrait laisser croire à une taxation généralisée des stagiaires, le CHUL précise que les frais mensuels ne concernent que les étudiants issus d’établissements privés inscrits en formation initiale ou continue diplômante.

Sont exclus les étudiants ayant déjà validé leur formation et sollicitant un stage d’immersion ou de perfectionnement, ceux provenant d’établissements publics comme l’USS, l’INFASS ou l’IUSO, ainsi que les stagiaires envoyés par les ministères et administrations.

Au total, la Direction générale affirme que la mesure ne touche qu’environ 10 % de l’ensemble des stagiaires accueillis au CHUL.

Une logique de conventionnement plutôt que de simple tarification

Le cœur du dispositif n’est pas tant financier que contractuel : les établissements privés doivent désormais signer une convention de partenariat avec le CHUL, précisant les responsabilités de chaque partie, avant le 31 juillet 2026.

Passé le 1er septembre 2026, aucun étudiant d’un établissement non conventionné ne devrait plus être accueilli en stage.

Le CHUL justifie les montants retenus en les alignant sur des pratiques déjà en vigueur dans d’autres établissements hospitaliers de la capitale, et présente sa démarche comme la formalisation d’une contribution « modérée » aux charges réelles que représente l’encadrement des stagiaires : mobilisation des équipes médicales, paramédicales, administratives et logistiques.

Des délais accordés, mais des contournements constatés

Le CHUL indique avoir accordé des délais supplémentaires aux étudiants déjà engagés dans un stage, afin de leur permettre de l’achever, et avoir laissé aux établissements de formation le temps nécessaire pour discuter des modalités de leur participation au dispositif.

La Direction générale relève cependant que certains étudiants continuent de solliciter individuellement des stages, en dehors de tout cadre conventionnel, ce qui permet à leurs établissements de formation de ne pas s’engager formellement dans le partenariat proposé.

Une charge présentée comme partagée

Le CHUL rappelle que le stage hospitalier mobilise ses équipes médicales, paramédicales, administratives et logistiques, et représente à ce titre un coût réel pour l’établissement.

La Direction générale relève que dans plusieurs pays, cette charge est assumée conjointement par les établissements de formation et les structures hospitalières, via des conventions, des contributions financières ou la création de structures privées dédiées à la formation pratique.

Elle présente sa démarche comme un partenariat associant l’étudiant, l’établissement de formation et le CHUL, au service, selon elle, d’une formation rigoureuse et sécurisée des futurs professionnels de santé gabonais.

 

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La Redaction

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