Fonds RSE Eramet Comilog : 44 projets financés à hauteur de 260 millions de FCFA dans le Haut-Ogooué en 2025

DIG / Pour la première fois dans son rapport annuel, le partenariat entre l’État gabonais et Eramet Comilog consacre un volet autonome à la diversification économique.

L’ambition est claire : dépasser la logique de compensation infrastructurelle pour faire de la RSE un moteur de création d’emplois durables, d’autonomisation des communautés et de structuration de nouvelles filières locales — dans la droite ligne de la feuille de route Act for Positive Mining.

Un fonds d’amorçage qui irrigue le tissu entrepreneurial local

Le dispositif de fonds d’amorçage (Phase 2) repose sur un mécanisme de garantie financière auprès de quatre établissements de microfinance — FINAM, EDG, BAMBOO et SODEC — pour offrir des crédits à taux préférentiels aux TPE et entrepreneurs individuels.

Depuis son lancement, 1,170 milliard de FCFA ont été engagés pour financer 197 projets locaux, dont 44 financés sur le seul exercice 2025 pour 260 millions de FCFA. Le dispositif couvre plus de dix secteurs d’activité — agriculture, artisanat, transport, services, numérique — dans l’ensemble des provinces traversées par le Transgabonais.

En parallèle, 138 entrepreneurs ont participé aux ateliers « Les cafés Business » et 1 078 élèves de dix lycées ont été sensibilisés à l’entrepreneuriat.

Trois projets phares qui structurent des chaînes de valeur

La miellerie communautaire de Djoutou illustre le potentiel de ce modèle. Gérée par une coopérative de six villages, cette unité de 200 m² est entrée en production en novembre 2025 : dix emplois directs créés, plus de 250 kg de miel bio produits et une valorisation de la cire d’abeille en bougies artisanales. Un exemple de circuit court rural viable.

Le programme « 1 Taxi, un Emploi, un Avenir », déployé à Franceville, Moanda et Mounana, a sélectionné vingt jeunes chauffeurs qui accèdent progressivement à la propriété de leur véhicule neuf géolocalisé sur quatre ans — un modèle d’insertion professionnelle par l’actif.

Enfin, le Projet agro-sylvo-pastoral de Bakoumba (PAB), doté de 967,5 millions de FCFA, combine pisciculture, champignonnière, production d’huile de ricin et installation d’une usine d’aliments pour bétail alimentée par les agriculteurs locaux — une approche intégrée qui vise à créer un écosystème agro-industriel autonome.

En combinant appui financier, formation technique et structuration des circuits de distribution, ce volet RSE pose les bases d’un modèle de développement local plus résilient — et pose la question de ce que pourrait être une politique industrielle gabonaise pensée depuis les territoires.

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La Redaction

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