Bassin du Congo : Quand la dégradation des forêts devient un risque économique

DIG / La pression croissante exercée sur les forêts du bassin du Congo ne constitue plus seulement une menace environnementale.

Elle peut aussi devenir une facture économique pour les États, en fragilisant les ressources en eau, l’agriculture et la production énergétique.

La forêt, une infrastructure naturelle

Au Gabon, où la forêt couvre une large partie du territoire, son rôle dépasse largement la préservation de la biodiversité.

Elle participe à la régulation du climat et du cycle de l’eau, avec des effets directs ou indirects sur l’agriculture, l’hydroélectricité et l’approvisionnement des populations.

Plus la couverture forestière se dégrade, plus ces fonctions naturelles deviennent fragiles. À terme, les conséquences peuvent se traduire par des pertes agricoles, des tensions sur l’accès à l’eau ou des investissements supplémentaires pour adapter les infrastructures.

Un coût qui dépasse le secteur forestier

La question est donc économique : combien coûterait au Gabon la dégradation de l’un de ses principaux actifs naturels ?

Le calcul ne se limite pas à la valeur du bois non exploité. Il faut aussi intégrer les services rendus par les écosystèmes : régulation hydrologique, stockage du carbone, protection des sols et soutien aux activités agricoles.

Transformer la conservation en valeur

Pour le Gabon, l’enjeu est désormais de mieux valoriser économiquement la préservation de ses forêts, notamment à travers les financements climatiques et les mécanismes de rémunération des services environnementaux.

Préserver la forêt n’est donc plus uniquement une dépense écologique. C’est aussi une manière de réduire les risques et les coûts économiques futurs.

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La Redaction

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