DIG / La modernisation de l’École nationale de développement rural (ENDR) d’Oyem marque une nouvelle étape dans la stratégie gabonaise de relance agricole.
Soutenue par l’État et la Banque africaine de développement (BAD), l’école entend former des profils capables de répondre aux besoins d’un secteur appelé à réduire la dépendance du pays aux importations alimentaires.
Des infrastructures pour passer à la pratique
L’ENDR dispose désormais de nouvelles infrastructures, avec notamment 9 salles de classe, un foyer, un bloc administratif ainsi que des logements et internats modernisés.
L’établissement bénéficie également de nouveaux équipements informatiques et d’une ferme-école, destinée à rapprocher la formation des réalités de la production.
Cette évolution répond à un besoin central : disposer de compétences capables d’accompagner la transformation du secteur agricole gabonais.
Former des producteurs, pas seulement des diplômés
Agriculture, élevage et développement rural constituent les principaux axes de formation. L’accent accordé aux travaux pratiques et à l’entrepreneuriat doit permettre aux apprenants de développer des compétences directement mobilisables dans les exploitations agricoles et d’élevage.
L’objectif est aussi de faire émerger une nouvelle génération d’entrepreneurs ruraux, capables de créer des exploitations, des emplois et de la valeur dans les territoires.
La souveraineté alimentaire se jouera sur le terrain
Pour le Gabon, l’enjeu dépasse la modernisation d’un établissement scolaire.
Former des techniciens et entrepreneurs agricoles n’aura d’impact économique que si ces compétences s’accompagnent d’un meilleur accès au foncier, au financement, aux équipements, aux intrants et aux débouchés.
L’ENDR peut donc devenir un maillon important de la souveraineté alimentaire gabonaise. Mais le véritable indicateur de réussite sera ailleurs : dans les hectares effectivement exploités, les tonnes produites, les emplois créés et, surtout, dans la baisse progressive de la facture alimentaire du pays.



