DIG / Le 22 avril 2026, la Présidence de la République et le Commissariat Général aux Expositions du Gabon lançaient en grande pompe le Forum International de Libreville pour l’Innovation et le Développement.
Prévu le 3 mai 2026 au Palais des Congrès – Cité de la Démocratie, l’événement était annoncé comme un rendez-vous historique : 1 000 participants, 200 intervenants de haut niveau, 300 entreprises, 35 pays représentés etc. Autant de promesses qui ont brutalement rencontré la réalité.
Le 3 mai : une inauguration, et puis plus rien
Le jour J, seule l’inauguration du Palais des Congrès s’est tenue.
Le reste (panels, sessions de networking, présentations du Programme National de Croissance et de Développement) a été purement et simplement annulé. Aucune explication officielle n’a filtré.
Ce silence institutionnel est en lui-même éloquent : comment un événement présenté comme un tournant stratégique pour le Gabon peut-il s’évaporer sans même un communiqué d’explication à l’opinion publique ?
Un forum fantôme tenu dans l’ombre
L’événement s’est finalement tenu le 4 mai 2026 mais dans des conditions qui soulèvent autant de questions qu’elles n’en résolvent.
Les images et vidéos diffusées sur la page Facebook officielle du Forum révèlent une salle quasiment vide.
La communication du Commissariat indique que « 30 experts et panélistes nationaux et internationaux se sont réunis au Palais de la Démocratie pour restituer les fruits de leurs réflexions ».
Trente personnes… pour un événement qui promettait mille participants, deux cents intervenants de haut niveau et trente-cinq pays représentés, l’écart est vertigineux et difficilement explicable par un simple contretemps logistique.
Qui porte la responsabilité de cet échec ?
La question de la responsabilité est incontournable. Deux institutions sont directement en cause : la Présidence de la République, qui a adoubé et médiatisé l’événement au plus haut niveau, et le Commissariat Général aux Expositions du Gabon, organe organisateur.
Si la Présidence a prêté sa caution politique à une manifestation insuffisamment préparée, le Commissariat, lui, avait la charge opérationnelle.
L’absence de tout bilan public, ou simplement d’excuses de la part de l’une ou l’autre institution traduit une culture du non-rendu de comptes qui ne peut que nourrir la défiance des Gabonais.



