Gabon–FMI : Libreville accélère les négociations et veut tourner la page du faux départ

DIG / Le gouvernement gabonais a intensifié ses discussions avec le Fonds monétaire international (FMI).

Contrairement aux rumeurs d’un blocage ou d’un faux départ — notamment lié à l’attente des résultats de l’audit de la dette publique — le media Africa Intelligence rapporte que Libreville multiplie les échanges techniques avec l’institution de Bretton Woods.

Sous la coordination du ministère de l’Économie, les équipes gouvernementales travaillent à la production de données consolidées et sincères sur la situation financière du pays.

Les discussions en cours portent sur deux chantiers centraux : la loi de finances rectificative (LFR) 2026 et le cadrage macroéconomique 2027-2029.

L’objectif est de présenter au FMI des garanties de transparence et de bonne gouvernance suffisantes pour débloquer la signature d’un nouveau programme économique.

Un accord dont le Gabon a urgemment besoin

L’enjeu dépasse le simple calendrier diplomatique. Conclure rapidement un accord-cadre avec le FMI est devenu une condition préalable à la restauration de la crédibilité financière du Gabon.

Sans ce programme, difficile de rassurer les agences de notation et, surtout, d’accéder aux financements concessionnels de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement — des ressources indispensables pour financer les réformes en cours et desserrer l’étau budgétaire.

Le précédent pèse : Le dernier programme conclu avec le FMI, approuvé en août 2021, avait été suspendu après l’échec de sa troisième revue.

Chaque mois supplémentaire sans accord fragilise la position de Libreville vis-à-vis des marchés et des investisseurs.

L’accélération observée ces derniers jours suggère que les autorités de la 5e Républque en ont pris la mesure.

 

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La Redaction

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