DIG / Le 30 avril 2026, la Tour de Libreville a atteint son 32e niveau, s’imposant désormais comme le plus haut « gratte-ciel » d’Afrique centrale, devant les 30 étages des Tours Mpila de Brazzaville qui détenaient jusqu’alors ce titre.
Un jalon symbolique pour un chantier lancé au quatrième trimestre 2024, et dont la cadence reste remarquable : grâce à un coffrage auto-grimpant équipé de vérins hydrauliques, l’entreprise en charge du gros œuvre réalise un étage par semaine, un rythme exceptionnel pour un bâtiment de cette envergure.
Emplacement stratégique
La tour est implantée dans la zone stratégique dite de la Baie des Rois, sur le front de mer de Libreville, un vaste projet d’aménagement de 40 hectares, dont 30 gagnés sur la mer, piloté par la Façade Maritime du Champ Triomphal (FMCT), filiale du Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS).
Ce nouveau quartier, érigé dans l’alignement du Champ-Triomphal, bénéficie depuis 2023 du statut de Zone d’investissement spéciale (ZIS), lui ouvrant des mesures incitatives pour attirer capitaux et opérateurs privés.
Singularité
La Tour de Libreville est pensée comme un pôle dédié aux activités de bureaux, aux affaires et aux services de haut niveau, se distinguant ainsi des autres zones du site à vocation touristique ou résidentielle.
À proximité immédiate prendront également place une tour privée de 30 étages et un autre bâtiment de 40 étages confirmant la vocation verticale et économique du quartier.
Son architecture s’inspire de l’univers maritime, avec des lignes et des formes évoquant les navires, en hommage à l’identité côtière de la capitale gabonaise.
52 étages au finish
À l’achèvement de sa construction, prévu fin 2027, l’édifice culminera à 52 étages pour une hauteur totale de 204 mètres, soit une superficie de 65 000 m² déployés sur ses niveaux.
Au-delà de la prouesse technique, la tour incarne une ambition plus large : positionner Libreville parmi les capitales africaines dotées d’une silhouette architecturale emblématique, à la hauteur des ambitions économiques que le Gabon de la 5e République entend projeter sur la scène continentale.


