DIG / Selon la Banque africaine de développement (BAD) dans on dernier rapport pays sur le Gabon, 63,2 % des entreprises formelles au Gabon déclarent être confrontées à la concurrence d’acteurs informels.
Cette proportion monte à 74,9 % pour les petites entreprises, contre 60,6 % pour les entreprises moyennes et 36,1 % pour les grandes entreprises.
Pour les pouvoirs publics, l’enjeu est donc double : réduire le poids de l’économie non déclarée tout en créant les conditions permettant aux petits opérateurs de rejoindre durablement le secteur formel.
Plus de 40 000 entreprises formalisées
Le Gabon a déjà engagé plusieurs réformes dans ce domaine.
La BAD indique que plus de 40 000 entreprises auraient été formalisées depuis le lancement du Guichet numérique de l’investissement en juin 2020.
Les délais de création d’une entreprise auraient, par ailleurs, été ramenés à 72 heures.
Mais malgré ces progrès administratifs, l’économie informelle demeure massive.
Avec 49,1 % du PIB et 86,5 % des emplois, son poids constitue l’un des principaux défis économiques du Gabon.
Un débat qui dépasse la seule question de la nationalité
Le chiffre de plus de 80 % d’entreprises informelles détenues par des expatriés devrait alimenter le débat sur la participation des Gabonais à l’économie nationale.
Au-delà du constat statistique, la question centrale est désormais de savoir comment permettre à davantage de Gabonais d’accéder au financement, à l’entrepreneuriat et aux circuits économiques formels, tout en améliorant les conditions de concurrence entre opérateurs.



