Technologie . Le Gabon, grand absent de l’Indice mondial de l’innovation 2026

DIG / Publié le 29 septembre 2026 par l’OMPI, le Global Innovation Index (GII) classe 139 économies, dont 35 pays africains.

L’Ile Maurice, le Maroc et l’Afrique du Sud dominent le continent, et 16 pays africains ont progressé, portés par de meilleures capacités institutionnelles et la hausse des dépenses de R&D.

En Afrique centrale, le Cameroun (121e), la RD Congo (137e) et le Tchad (139e) sont classés.

Le Gabon n’a ni rang ni score, ce qui exclut toute comparaison.

Une absence d’abord méthodologique

Pour figurer dans l’indice, une économie doit atteindre un seuil de couverture statistique : selon la méthodologie de l’édition 2025, au moins 35 indicateurs d’intrants et 15 d’extrants, soit environ deux tiers de chaque sous-indice.

L’absence du Gabon traduit donc surtout un déficit de données exploitables, non une mauvaise performance mesurée.

Le pays était pourtant classé dès l’édition 2012, ce qui suggère un décrochage de la couverture, à confirmer édition par édition.

Trois causes probables

La première est l’appareil statistique : l’OMPI s’appuie sur des sources internationales alimentées par les États, comme l’UNESCO pour la R&D, et des données non transmises produisent des indicateurs manquants (hypothèse à confirmer dans l’annexe du rapport).

La deuxième est structurelle : une économie centrée sur les hydrocarbures, le manganèse et le bois génère peu de brevets, de capital-risque et d’emplois à forte intensité de connaissances.

La troisième est l’écosystème entrepreneurial : Libreville est aussi absente du Global Startup Ecosystem Index 2026, avec un écosystème estimé à 177,3 millions de dollars, réel mais embryonnaire.

Enjeux et pistes

Sans indice, le Gabon ne peut ni se comparer à ses pairs, ni rassurer investisseurs et bailleurs, ni évaluer ses politiques d’innovation : ce qui n’est pas mesuré ne peut être piloté.

Les leviers sont de renforcer l’appareil statistique sur la R&D, de mobiliser l’OAPI pour documenter brevets et marques, de se rapprocher de l’équipe du GII pour combler les données manquantes, et de structurer l’écosystème de startups et de financement.

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La Redaction

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