DIG / À la clôture de l’exercice 2025, le secteur privé a confirmé son statut de premier moteur de la croissance en s’accaparant près de 80 % de l’encours global des crédits distribués par les banques commerciales du pays.
Selon la Direction Générale de l’Economie et de la Politique Fiscale (DGEPF), l’architecture du financement au Gabon démontre un soutien massif et prioritaire au tissu productif (grandes entreprises, PME) ainsi qu’aux particuliers, reléguant le financement direct de l’État au second plan.
Le crédit bancaire de plus en plus accessible
Les chiffres clés de cette dynamique :
-Près de 80 % des encours : Ce volume massif illustre une véritable volonté des établissements de crédit d’irriguer l’économie réelle, de soutenir l’investissement privé et d’accompagner la consommation des ménages.
-Une distribution hyper-concentrée : Cette vitalité est tirée par quelques acteurs majeurs très agressifs sur le marché. À titre indicatif, BGFIBank a dominé la distribution en octroyant plus de 71 % des nouveaux crédits au cours de l’année 2025.
-Un crédit plus accessible : Cette expansion s’est opérée dans un contexte de relâchement des conditions financières. Les taux débiteurs moyens ont baissé au profit des acteurs économiques (tombant autour de 11,6 % pour les PME et de 15,3 % pour les particuliers).
Un levier face aux défis structurels
Alors que le pays est engagé dans une stratégie de diversification hors-pétrole de son Produit Intérieur Brut, ce flux de liquidités vers le privé est vital.
Toutefois, l’enjeu pour les banques gabonaises consistera désormais à maîtriser le risque lié à cette distribution massive, dans un marché où le taux de créances en souffrance (prêts non remboursés) oscille encore au-dessus de la barre des 11 %.



