DIG / Derrière l’affaire relayée par le quotidien L’union sur les 155 dépouilles non réclamées recensées à la Casep-Ga, se cache une crise silencieuse aux lourdes conséquences économiques.
Au-delà du drame social vécu par les familles, la conservation prolongée des corps représente un coût important pour les opérateurs funéraires : fonctionnement continu des chambres froides, entretien des installations, mobilisation du personnel et saturation des capacités d’accueil. Certains corps seraient conservés depuis plus d’un an, bloquant la rotation normale des services.
Cette situation révèle aussi les limites des dispositifs de solidarité.
Même avec des remises tarifaires allant jusqu’à 75 %, de nombreuses familles restent incapables de régler les frais liés aux obsèques, dont le coût peut rapidement atteindre plusieurs centaines de milliers de FCFA.
Le renoncement devient alors une réalité, notamment pour les ménages les plus fragiles.
Vers un financement des obsèques
Lorsque les délais légaux expirent, la charge se déplace vers l’État et les collectivités : procédures administratives, prise en charge des inhumations sociales et mobilisation de terrains dans des cimetières déjà sous pression.
À Libreville comme ailleurs, cette problématique pose désormais la question d’une réforme du financement des obsèques et d’un mécanisme d’aide durable pour préserver la dignité des défunts tout en soulageant les structures funéraires.



