DIG / Lors de son allocution solennelle devant l’Assemblée nationale, le 15 juin 2026, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a marqué une rupture idéologique et politique radicale avec la méthode de gouvernance de son prédécesseur.
En ciblant frontalement les grands raouts de communication et les projets virtuels de l’ancien régime, le Chef de l’État a réaffirmé sa doctrine : le pragmatisme avant tout.
Le « New York Forum » et le virtuel dans le rétroviseur
La punchline a fait mouche dans l’hémicycle.
En évoquant explicitement le New York Forum — ce grand rendez-vous économique international ultra-médiatisé qui se tenait à Libreville sous l’ancien magistère —, Brice Clotaire Oligui Nguema a décoché une flèche directe à la politique de l’image d’Ali Bongo Ondimba.
Pour le Chef de l’État, le temps de la communication à grands frais et des promesses sur papier glacé est définitivement révolu.
Ce tacle politique met en exergue le contraste entre deux visions de l’action publique :
-L’ancien modèle : Critiqué pour son penchant pour les présentations visuelles futuristes, les plans de développement théoriques et les sommets internationaux prestigieux mais souvent déconnectés du quotidien.
-Le nouveau cap : Axé sur la réponse immédiate aux précarités du tissu social, illustré par son adresse directe aux « jeunes filles mères » et aux classes populaires.
La doctrine du « Président bâtisseur »
Refusant ce qu’il qualifie de « fausses promesses », le Président de la République entend substituer la politique de l’annonce par une culture de la matérialité et du résultat.
La feuille de route de l’exécutif se resserre désormais autour de trois piliers fondamentaux : la responsabilité, l’action, et le bâti.
« Je ne suis pas un Président des maquettes et des présentations visuelles, des New York Forum, je suis un Président bâtisseur, pragmatique ! », a déclaré le président gabonais.
En se revendiquant comme un leader de terrain et un gestionnaire pragmatique, Oligui Nguema cherche à restaurer le lien de confiance avec des citoyens lassés des chantiers interminables.
Désormais, la légitimité du pouvoir ne se mesurera plus à l’élégance des maquettes en 3D, mais bien à la réalité des infrastructures concrètes sorties de terre.



