Gabon : Près de 200 000 fumeurs de tabac recensés en 2026, un marché à réguler

DIG / Selon le site The Tobacco Atlas, le Gabon compte près de 200 000 fumeurs de tabac en 2026 (190 000 fumeurs adulte), la consommation globale affichant une nette prédominance masculine.

Elle se répartit ainsi : 169 000 hommes et 21 000 femmes.

Environ 22 % des hommes fument au Gabon, contre 2,5 % des femmes.

  • Jeunesse (Milieu scolaire) : Une enquête nationale auprès de 115 736 élèves du secondaire révèle que 11,9 % des élèves ont déjà fumé et 6,5 % sont des fumeurs actifs.
  • Santé : Le tabagisme cause environ 4 % des décès annuels dans le pays (plus de 500 morts par an)

Les maladies liés au Tabac coûteraient près de 32 milliards de FCFA chaque année à l’Etat.

Le gouvernement monte au créneau

Face à ce sombre tableau, une nouvelle commission dédiée à la lutte contre le tabagisme et à la régulation stricte du secteur vient d’être mise en place, marquant un tournant décisif dans l’application de la loi anti-tabac d’août 2013.

Cette initiative gouvernementale répond à deux urgences majeures sur le territoire :

-Protéger la jeunesse : Avec l’émergence de nouveaux produits à base de nicotine et des stratégies marketing de plus en plus agressives, les autorités souhaitent dresser un véritable bouclier sanitaire pour protéger les populations vulnérables.

-Assainir l’économie locale : La contrebande et le commerce illicite désorganisent la chaîne de distribution et représentent un manque à gagner fiscal important. La nouvelle instance a pour mission de combattre cette fraude et de réintégrer ces flux dans l’économie formelle.

Vers un marché ultra-régulé

Pour centraliser la gestion commerciale, fiscale et sanitaire du secteur, les autorités s’appuient sur des acteurs stratégiques :

  • Le GIE (Groupement d’Intérêt Économique) : Cet acteur majeur remet chaque année son Rapport annuel du commerce des produits du tabac au Ministère du Commerce afin d’analyser les flux d’importation et d’optimiser les recettes fiscales.
  • L’intégration du secteur privé : Des opérateurs locaux agréés, comme la société La Noya, déploient des solutions de digitalisation et de traçabilité pour lutter contre la contrebande et assainir les circuits logistiques.

Désormais, la distribution de tabac sera étroitement surveillée. La commission est chargée d’examiner les demandes de licences avec une transparence et une rigueur absolues.

L’objectif est d’écarter les acteurs frauduleux pour ne conserver que des opérateurs jugés crédibles et responsables.

À travers cette réforme, l’État gabonais réaffirme son autorité et sa volonté de réguler un marché particulièrement sensible.

 

 

 

 

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La Redaction

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