Gabon : Réseaux sociaux toujours suspendus, internet au ralenti et toujours pas de calendrier clair

DIG / Plus de six mois après la suspension des réseaux sociaux, le flou persiste au Gabon : décidée le 17 février 2026 par la Haute Autorité de la Communication (HAC), la mesure devait s’appliquer « jusqu’à nouvel ordre ».

En août, Facebook, TikTok et d’autres plateformes restent difficilement accessibles, tandis que de nombreux utilisateurs signalent un débit internet dégradé.

Pourquoi cette suspension dure-t-elle ?

C’est précisément là que le problème se pose. La HAC avait initialement justifié la suspension par la diffusion de contenus jugés diffamatoires, haineux ou susceptibles de porter atteinte à la stabilité des institutions et à la sécurité nationale.

Mais six mois plus tard, les conditions précises d’un rétablissement complet restent difficiles à identifier.

En avril, le gouvernement évoquait un « retour progressif ». En août, le ministre de la Communication a plutôt insisté sur la nécessité pour les plateformes de respecter les exigences du Gabon, notamment en matière de responsabilité et de représentation locale.

Un coût qui dépasse les réseaux sociaux

Cette situation ne concerne plus seulement les internautes. Pour les entrepreneurs, médias, créateurs de contenus, commerçants et entreprises, les réseaux sociaux sont devenus des outils de communication, de vente et de prospection.

À cela s’ajoute la question de la qualité générale de la connexion internet. Lorsque les plateformes sont déjà restreintes et que le débit devient insuffisant pour charger correctement des contenus, visioconférences ou services numériques, c’est toute l’économie digitale qui fonctionne au ralenti.

Le besoin d’une réponse claire

Le gouvernement peut légitimement vouloir lutter contre les contenus haineux et la désinformation.

Mais une mesure aussi lourde doit également être proportionnée, transparente et limitée dans le temps.

Le véritable problème aujourd’hui n’est donc plus seulement la suspension des réseaux sociaux, mais l’absence d’un calendrier et de critères clairement compréhensibles pour leur rétablissement.

À l’heure où le Gabon veut accélérer sa transformation numérique, maintenir durablement cette incertitude risque surtout de fragiliser la confiance des citoyens et des acteurs économiques dans son ambition digitale.

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La Redaction

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