National Foot : Les 200 millions de FCFA qui menacent de compliquer la reprise

DIG / À moins de deux mois du coup d’envoi annoncé du championnat national, fixé au 10 octobre 2026, le football professionnel gabonais reste confronté à des difficultés financières et administratives.

En effet, l’Association des clubs professionnels de football du Gabon (ACPFG) réclame notamment le paiement de 200 millions de FCFA de primes de classement et la délivrance des agréments techniques nécessaires à la participation des clubs.

Des primes toujours impayées

Les 200 millions de FCFA concernent quatre clubs : Mangasport (75 millions), Stade Mandji (50 millions), CF Mounana (50 millions) et Missile FC (25 millions).

Ces sommes sont présentées comme des « place money » de la saison précédente et figureraient dans le budget de 2,8 milliards de FCFA prévu pour l’organisation du championnat.

L’ACPFG demande également le paiement de la dernière tranche de la subvention de l’US Bitam et le remboursement des visites médicales des joueurs.

Le risque d’une reprise sous tension

Au-delà des montants, c’est la visibilité financière des clubs qui pose problème. La situation de Mangasport est particulièrement sensible : le champion du Gabon doit préparer ses échéances africaines, alors que ses joueurs auraient conditionné la reprise des activités au règlement de leurs primes.

À cela s’ajoute un problème administratif. Les clubs affirment attendre leurs agréments techniques et demandent la publication du cahier des charges de la nouvelle saison afin de connaître suffisamment tôt les conditions d’éligibilité.

Le football professionnel face à ses limites

Cette situation révèle une fragilité récurrente du National Foot : un championnat peut difficilement se professionnaliser durablement lorsque les clubs dépendent de paiements tardifs et manquent de visibilité sur leurs ressources.

L’enjeu, d’ici au 10 octobre, sera donc double : apurer les engagements de la saison écoulée et sécuriser les conditions financières et administratives de la nouvelle saison.

Faute de clarification rapide, la reprise pourrait se faire sous pression, avec des conséquences directes sur la préparation des clubs et la compétitivité du football gabonais.

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La Redaction

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