DIG / Le Gabon veut réviser son code pétrolier et gazier tout en renforçant ses capacités de stockage de carburants, après les récentes pénuries, lors d’une réunion stratégique autour du ministre du Pétrole, Clotaire Kontchou, le 13 octobre 2026 à Libreville.
Deux chantiers qui posent une même question
Comment transformer la richesse en hydrocarbures en sécurité énergétique et en retombées économiques concrètes pour le pays ?
Un nouveau code, mais pour quels gains ?
La réforme annoncée doit clarifier les règles applicables aux opérateurs et mieux concilier investissements privés et intérêts nationaux.
Mais la souveraineté ne se résume pas à la révision d’un texte.
Elle suppose des recettes publiques à la hauteur des ressources exploitées, davantage de valeur ajoutée locale et des retombées mesurables sur l’emploi et l’économie.
Le stockage, révélateur des failles
En parallèle, le ministre du Pétrole et du Gaz, Clotaire Kontchou, a échangé avec GSEZ Gabon, la SOGARA et la SGEPP sur un plan d’augmentation des capacités de stockage.
L’objectif est de limiter les ruptures d’approvisionnement. Mais tant que les capacités supplémentaires, les financements et le calendrier de réalisation ne sont pas précisés, la réponse reste au stade de l’intention.
Le paradoxe gabonais est là : produire des hydrocarbures ne garantit ni la sécurité d’approvisionnement ni une captation optimale de leur valeur.
La souveraineté se mesurera moins aux réformes annoncées qu’aux résultats obtenus : des stocks suffisants, des pénuries évitées et une richesse pétrolière mieux convertie en bénéfices pour l’économie nationale.



