DIG / Près de deux ans après le sinistre du 18 juillet 2024 ayant ravagé l’immeuble du « Point 9 » à Mouila, ancienne vitrine commerciale d’Airtel Gabon, son propriétaire Martin Moulengui Mabende, ancien ministre et ancien député, réclame devant le Tribunal de Première Instance de Mouila la somme totale de 1.228.116.760 FCFA, selon les informations de la presse judiciaire gabonaise.
Cette créance se décompose en trois postes : 421.391.000 FCFA pour la reconstruction intégrale de l’immeuble, 756.755.760 FCFA au titre du préjudice financier lié à la perte des loyers, et 50.000.000 FCFA de dommages-intérêts pour résistance abusive.
Le poids des loyers impayés
C’est le poste locatif qui pèse le plus lourd dans la facture, avec plus de 756 millions de FCFA réclamés pour les loyers échus et non réglés.
Selon le requérant, ce manque à gagner prolongé a asséché une source de revenus censée garantir l’autonomie financière de sa famille, plongée après deux ans de procédure dans une situation de précarité manifeste.
Reconstruction et sanction judiciaire
Au-delà des loyers, plus de 421 millions de FCFA sont réclamés pour remettre l’immeuble en état, un chantier resté à l’arrêt depuis le sinistre.
S’y ajoutent 50 millions de FCFA de dommages-intérêts, une demande fondée sur l’article 6 du Code de procédure civile, censée sanctionner ce que la défense qualifie de résistance abusive et de manœuvres dilatoires de la part d’Airtel Gabon.




