DIG / David J. Rush, ancien responsable technique de la CIA, a plaidé coupable d’une fraude de 194 millions de dollars, soit près de 111 milliards de FCFA, selon Africa Intelligence du 26 octobre 2026.
Une partie des faux programmes utilisés pour détourner ces fonds aurait impliqué le Gabon et Jean-Charles Solon, ancien directeur du Service d’interception des communications (Silam).
Une coopération clandestine présumée
Après la fin, en 2024, de son partenariat officiel avec le Silam, la CIA aurait découvert l’existence de programmes clandestins montés par Rush avec Jean-Charles Solon, en dehors des circuits institutionnels.
Ces opérations auraient notamment reposé sur des sociétés privées liées à l’ancien responsable gabonais du renseignement et servi de couverture au détournement de fonds américains.
Libreville sous pression
Selon Africa Intelligence, Rush se serait rendu à Libreville à deux reprises en 2025.
La coopération présumée aurait pris fin en novembre de la même année. En septembre 2026, des agents de la CIA seraient venus examiner les programmes de surveillance et la destination des données collectées.
Solon aurait depuis été écarté de ses fonctions.
Discrétion
Le montant de 111 milliards de FCFA correspond à la fraude globale reprochée à Rush : la publication ne précise pas quelle part serait directement liée aux opérations impliquant le Gabon.
Elle affirme également que les autorités gabonaises auraient privilégié une gestion discrète du dossier, sans qu’une enquête ou un audit officiel aient été publiquement confirmés.
Au-delà de l’affaire judiciaire américaine, les révélations posent une question sensible : qui contrôlait ces opérations, et quelles garanties protégeaient les données stratégiques du Gabon ?



