DIG / Initialement attendue pour 2026, l’entrée en production du projet gazier de Cap Lopez au large du Gabon est repoussée à juillet 2027, selon Gas for Africa citant Lloyd’s Register.
Cet ajustement de date est directement lié, indique t-on, à l’ampleur des travaux de conversion menés
Développé par Perenco Oil & Gas Gabon à Port-Gentil, le projet Cap Lopez LNG (Gaz Naturel Liquéfié) prévoit une capacité de production de 700 000 tonnes par an, ainsi que 20 000 tonnes de butane.
Le projet, dont la décision finale d’investissement a été prise en 2023, représente un investissement de plus d’un milliard de dollars, soit environ 600 milliards de FCFA.
Une infrastructure stratégique
La transformation du terminal de Cap Lopez s’appuie notamment sur la conversion d’un ancien méthanier en unité flottante de stockage de GNL (FSU).
Le navire, actuellement en conversion à Dubaï, doit assurer le stockage avant l’exportation du gaz.
Pour transformer ce navire en unité flottante de stockage permanente, Dixstone (filiale de Perenco) et la société de classification Lloyd’s Register doivent orchestrer une réhabilitation technique lourde.
Le chantier comprend la rénovation de plus de 700 tonnes d’acier, la pose de 3 km de conduites cryogéniques et l’intégration complexe d’un module de récupération des gaz d’évaporation (BOG) de 1 400 tonnes.
Production attendue
Adossé aux 28 milliards de mètres cubes de réserves prouvées de gaz naturel du Gabon, le complexe doit augmenter la production nationale d’environ 105 millions de pieds cubes par jour (MMcf/d).
Vers une nouvelle filière gazière
L’enjeu dépasse la seule production de GNL. Le projet doit permettre au Gabon de mieux valoriser son gaz naturel, de réduire le torchage et de développer progressivement une filière gazière susceptible de soutenir la production d’électricité et l’industrie.
Avec Cap Lopez LNG, le Gabon cherche ainsi à passer d’une économie principalement pétrolière à une valorisation plus diversifiée de ses ressources énergétiques.
Le véritable enjeu sera désormais de transformer cette capacité gazière en recettes, en énergie disponible et en nouvelles activités industrielles pour le pays.



