DIG / Depuis le 1er novembre 2026, la Commission nationale des prix des produits pétroliers (CNPPP) a relevé les prix à la pompe.
Le litre d’essence passe de 595 à 735 F CFA, et celui de gasoil de 575 à 705 F.
Cette hausse intervient après des pénuries de carburant et alors que le coût de la subvention pèse de plus en plus sur l’État.
Le Gabon a dépensé 30 milliards de F CFA en septembre pour maintenir le prix à la pompe, selon le Conseil des ministres du 8 octobre 2026.
Un surcoût immédiat pour les automobilistes
Un plein de 40 litres d’essence passe de 23 800 à 29 400 F, soit 5 600 F de plus.
Le gasoil, carburant des camions et des transports en commun, augmente de 130 F par litre.
Ce surcoût touche aussi ceux qui ne conduisent pas, car il se répercute sur les tarifs de transport et sur les produits vendus au marché.
Une subvention difficilement tenable
La facture mensuelle de stabilisation des prix était de 7 à 9 milliards de FCFA avant la guerre en Ukraine.
Au rythme de septembre 2026, l’enveloppe votée pour 2026 ne couvre que moins de deux mois de subvention.
La note de la CNPPP ne précise pas les raisons de la hausse, mais ce contexte budgétaire en offre une lecture plausible.
Gaz et pétrole lampant : un répit limité
La bouteille de butane reste à 4 950 F, soit environ 396 F le kilo, et le pétrole lampant à 450 F.
C’est un soulagement pour les cuisines, mais il ne compense pas le renchérissement des transports.
La vraie question est désormais de savoir si l’État ciblera son aide vers les foyers les plus modestes, ou si la hausse sera suivie d’autres ajustements.



