Ondogo : Le projet « un Gabonais, un compteur » rattrapé par un défaut de coordination

DIG / L’interpellation, le 30 octobre 2026, d’agents de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), soupçonnés de sabotage et de vandalisme dans le secteur d’Ondogo, révèle les difficultés opérationnelles entourant le déploiement du projet présidentiel « Un Gabonais, un compteur ».

Une intervention contestée sur le terrain

Dans la zone pilote d’Ondogo, où Suez pilote la mise en place de compteurs individuels en remplacement des anciens raccordements collectifs dits « nourrices », des agents de la SEEG affirment être intervenus pour sécuriser des branchements à nu présentant, selon eux, un danger pour les riverains.

Ils contestent toute intention de sabotage et soutiennent avoir agi dans un secteur qu’ils considéraient comme relevant de leur périmètre d’intervention.

Leur présence aurait notamment été favorisée par des plans de sectorisation et des documents techniques jugés imprécis.

Suez-SEEG : une coordination à clarifier

Les explications avancées par les techniciens mettent en évidence des défaillances possibles dans la transmission des consignes, la délimitation des zones d’intervention et la validation des opérations sur le terrain.

Un défaut de communication hiérarchique est également évoqué, le chef d’équipe étant intervenu sans validation préalable de sa hiérarchie.

Au-delà des responsabilités individuelles, cet épisode pose une question opérationnelle : comment conduire une réforme aussi sensible sans protocoles partagés, cartographie fiable et chaîne de commandement clairement établie entre les différents intervenants ?

L’efficacité du projet en jeu

Le remplacement des nourrices par des compteurs individuels suppose des interventions techniques coordonnées, une information claire des populations et une répartition sans ambiguïté des responsabilités.

À défaut, les incompréhensions peuvent ralentir les travaux, fragiliser la relation avec les usagers et compromettre la sécurité des installations.

L’enquête devra établir les circonstances exactes de l’incident et déterminer les responsabilités.

Mais une leçon s’impose déjà : la modernisation du réseau ne dépend pas seulement des équipements déployés. Elle exige aussi une organisation rigoureuse entre les opérateurs chargés de sa mise en œuvre.

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La Redaction

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