DIG / La France a relevé de 43% ses frais de scolarité pour le premier cycle universitaire.
Une décision prise à Paris, mais qui referme une porte à Libreville : les autorités gabonaises excluent désormais la France des destinations financées par les bourses d’État, un choix que le président Brice Clotaire Oligui Nguema a justifié devant la diaspora réunie le 21 juillet.
Une équation budgétaire que le Gabon refuse de suivre
Le chef de l’État a été clair sur le mécanisme : ce n’est pas le Gabon qui augmente ses bourses, c’est la France qui alourdit le coût d’accès à ses universités.
Suivre cette hausse reviendrait, selon lui, à imposer une charge que les finances publiques gabonaises ne peuvent pas absorber dans le contexte économique actuel.
La France, longtemps destination privilégiée des boursiers gabonais, devient ainsi budgétairement hors de portée pour l’État.
Une trajectoire déjà amorcée
Ce choix n’est pas isolé. Il prolonge une réorientation engagée l’an dernier, lorsque Libreville avait suspendu les bourses vers les États-Unis et le Canada, pointant le coût élevé des études et le faible taux de retour des diplômés formés à l’étranger.
La logique reste la même : concentrer les ressources publiques sur des destinations jugées plus soutenables financièrement, notamment en Afrique de l’Ouest et au Maghreb, plutôt que de continuer à financer des parcours coûteux dans les pays occidentaux.
Le revers pour les futurs boursiers
Pour les étudiants gabonais qui espéraient encore une bourse d’État pour la France, la marge de manœuvre se réduit.
La mesure illustre l’arbitrage assumé par les autorités gabonaises : la maîtrise des finances publiques prime sur le maintien d’une destination historique de formation, quitte à réorienter une partie de la jeunesse boursière vers d’autres horizons académiques.



