Vie chère, tabac, loyers, factures… : Ce que change la LFR 2026 pour les Gabonais

DIG/ Au-delà des grands équilibres budgétaires, la LFR 2026 touche directement le portefeuille des Gabonais.

Le texte confirme l’exonération de TVA sur une longue liste de produits de première nécessité : lait sous toutes ses formes, sucre, riz, huiles de table locales, conserves de sardines et de maquereaux, ciment, tôles, médicaments et produits pharmaceutiques.

Une mesure de lutte contre la vie chère renforcée par l’article 59, qui exonère purement et simplement de droits et taxes à l’importation tout produit de première nécessité identifié par un arrêté conjoint des ministres des Finances et du Commerce, pour une durée maximale de six mois.

L’importation et la commercialisation des véhicules électriques bénéficient également d’une exonération totale de TVA.

Tabac, alcool et vapotage plus taxés

En contrepartie, les droits d’accises augmentent sur plusieurs produits de consommation courante. Les cigarettes, cigares, tabacs, sachets de nicotine et cigarettes électroniques sont désormais taxés à 32% en valeur, plus 250 FCFA par paquet.

Les vins d’importation et les champagnes suivent la même logique, avec un taux ad valorem de 32% et une taxe spécifique de 1 750 à 2 250 FCFA par litre.

Les bières locales restent taxées à un niveau plus modéré, à 22% et 120 FCFA par litre, une manière de préserver la production nationale face aux importations.

Ces recettes sont fléchées vers le Fonds National pour le Développement du Sport et le financement d’investissements spécifiques.

Loyers, véhicules de fonction et achats immobiliers dans le viseur

Les propriétaires bailleurs voient leur régime de précompte précisé : il n’est plus exigible lorsque le bailleur est déjà assujetti à l’impôt sur les sociétés, mais reste fixé à 5% du montant des loyers imposables dans les autres cas.

Les salariés bénéficiant d’un véhicule de fonction verront eux aussi un encadrement plus strict de leur indemnité de voiture, désormais exonérée uniquement dans la limite de 100 000 FCFA par mois, et seulement s’ils ne disposent pas déjà d’un véhicule fourni par leur employeur.

Sur le marché de l’occasion, la TVA appliquée au commerce des biens usagés est désormais calculée sur la différence entre prix d’achat et prix de revente, et non plus sur le prix total.

Voyager reste stable, mais la facture électronique s’impose partout

Bonne nouvelle pour les voyageurs : la grille de la redevance passager aérien R4 est maintenue à des niveaux inchangés, entre 6 560 FCFA pour un vol intérieur et 49 200 FCFA pour un vol international de plus de deux heures en classe affaires.

En revanche, toute entreprise ou commerçant soumis à l’impôt sur les sociétés, à l’impôt synthétique libératoire ou à la TVA devra désormais délivrer une facture électronique normalisée pour chaque opération, sous peine de voir ses charges non déductibles.

Un crédit d’impôt dégressif sur trois ans (25%, 25%, puis 50%) est prévu pour amortir le coût des équipements auprès des professionnels concernés, mais la mesure marque la fin progressive de la facture papier comme justificatif fiscal.

 

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La Redaction

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