Impots : 52 % des citoyens gabonais prêts à payer plus, mais à une condition…

DIG / Payer plus d’impôts ? Au Gabon, l’idée ne provoque pas un rejet unanime.

Selon le dernier rapport (2026) de la Banque africaine de développement (BAD), 52,2 % de la population gabonaise se déclare prête à accepter une hausse de la fiscalité.

Mais attention, cette adhésion est strictement conditionnée à une amélioration visible des services publics (électricité, eau, éducation, santé).

Le poids de l’impôt et l’urgence de l’efficacité

En 2024, les recettes fiscales représentaient déjà 62 % des recettes publiques totales.

Pourtant, face à des besoins annuels de financement de plus 674 milliards de FCFA pour atteindre ses objectifs de développement d’ici 2030, l’État doit absolument élargir son assiette fiscale.

Comment y parvenir sans braquer les contribuables, alors que 45 % des sondés préfèrent encore une baisse des impôts quitte à sacrifier les services publics ?

La réponse tient en deux mots : contrat social.

Les citoyens veulent un retour sur investissement. Or, sur le plan de l’efficacité administrative, le Gabon affiche un retard.

Le pays est classé au 21e rang africain selon l’Indice de performance du secteur public (IPSP) de la BAD avec un score moyen de 46,97 sur 100.

La preuve par l’action

Les chiffres prouvent que le civisme fiscal des Gabonais obéit à une stricte logique de réciprocité.

Pour mobiliser massivement des ressources internes, l’État a une feuille de route.

Pour la BAD, il faudra moderniser l’administration afin de rattraper les leaders du continent, et transformer concrètement l’impôt prélevé en infrastructures fiables. 

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La Redaction

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