Incendie à la SEEG : Le hasard peut-il frapper deux fois le même service informatique ?

DIG/ Un incendie s’est déclaré au deuxième étage du siège central de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) le 17 août 2026, précisément à l’étage abritant le service informatique.

Conséquence immédiate : la vente des unités EDAN, déjà paralysée il y a quelques mois par un sabotage informatique revendiqué comme tel, se retrouve de nouveau bloquée.

La répétition du même symptôme, l’indisponibilité du système EDAN pose une question que les autorités de l’entreprise ne peuvent plus éluder : le hasard peut-il frapper deux fois le même service, dans la même entreprise, avec les mêmes conséquences ?

Un service déjà fragilisé

Ce nouvel incident survient alors que la SEEG avait tout juste fini de communiquer sur l’ampleur de la précédente attaque informatique, reconnaissant avoir perdu près de 95 % de ses infrastructures numériques et ayant conduit à l’interpellation de trois agents du service informatique soupçonnés de piratage.

Un feu se déclarant précisément à l’étage où travaillaient ces mêmes équipes, quelques semaines après cette affaire, ne peut manquer d’interroger.

S’agit-il d’un accident électrique classique, favorisé par la vétusté des installations déjà pointée lors de l’incendie du poste source d’Owendo en mai, ou d’un acte délibéré destiné à effacer des preuves ou à paralyser de nouveau l’entreprise ?

Qui a intérêt à saboter la SEEG ?

La question mérite d’être posée frontalement. Un opérateur chargé de deux missions aussi stratégiques que l’eau et l’électricité concentre par nature des tensions multiples : différends internes entre agents, pressions liées à la restructuration de l’entreprise, ou encore intérêts extérieurs cherchant à déstabiliser un secteur en pleine réorganisation.

L’enquête sur le piratage EDAN avait débouché sur des arrestations en interne ; rien n’indique à ce stade que ce nouvel incendie obéisse à la même logique, mais l’absence de communication rapide et détaillée de la SEEG nourrit les interrogations plutôt que de les dissiper.

Le silence, un problème en soi

Au-delà de l’origine du sinistre, c’est la gestion de la communication qui interroge. Après l’incendie du poste d’Owendo, la SEEG avait été critiquée pour son communiqué lapidaire et l’absence de calendrier de rétablissement.

Ce nouvel épisode reproduit le même schéma : un service essentiel à l’arrêt, des usagers livrés à l’incertitude, et des autorités gabonaises attendues sur des explications claires quant aux causes réelles de cet incendie et aux mesures prises pour éviter qu’un troisième épisode ne vienne, une fois de plus, immobiliser l’entreprise.

 

 

 

 

 

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La Redaction

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