DIG/ Selon le dernier rapport du Département d’État américain, la gestion des finances publiques gabonaises conserve de vastes zones d’ombre, testant la crédibilité du régime post-Bongo.
Depuis la transition de 2023 et son élection à la magistrature suprême, Brice Oligui Nguema a fait de la lutte anti-corruption et de la bonne gouvernance les étendards du « Gabon nouveau ».
Zones d’ombre
Selon Washington, le projet de budget exécutif est publié en retard, court-circuitant ainsi le droit de regard du Parlement et des citoyens.
Plus inquiétant, la dette des entreprises publiques, véritable trou noir financier, reste exclue des documents officiels.
Même opacité du côté du Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS), dont les flux financiers relèvent toujours du secret d’État.
Matières premières
Les lois encadrant l’attribution des permis existent, mais Washington souligne qu’elles sont allègrement contournées dans la pratique.
Difficile, par ailleurs, de redresser la barre quand le gendarme lui-même est affaibli. Ainsi, la Cour des comptes est épinglée pour son manque flagrant d’indépendance et la rétention de ses audits.
Transparence
Tant que Libreville ne fera pas la lumière sur ses contrats extractifs et sa dette parapublique, le « Gabon nouveau » risquera de ressembler, à s’y méprendre, à l’ancien.



