DIG / Le Directeur général de la SETRAG, Christian Magni, a été auditionné dernièrement à l’Assemblée nationale dans le cadre des travaux de la Commission en charge des investissements.
Cette audition a permis un échange avec les députés sur plusieurs sujets liés au développement du transport ferroviaire au Gabon.
Les discussions ont notamment porté sur le rôle de l’Autorité de Régulation des Transports Ferroviaires (ARTF), ainsi que sur la gestion du Transgabonais.
À cette occasion, la SETRAG a présenté les mécanismes de financement des investissements ferroviaires.
Les infrastructures relevant de la responsabilité de l’État sont financées avec l’appui de partenaires techniques et financiers, tandis que la SETRAG assure la conduite des travaux en tant que maître d’ouvrage délégué.
Par ailleurs, l’entreprise mobilise directement des financements pour certains projets liés à la modernisation du réseau.
Modernisation
Les échanges ont aussi permis de faire le point sur les actions engagées pour moderniser le réseau, renforcer la sécurité des circulations et améliorer les services aux voyageurs, notamment avec des projets en cours comme la billettique électronique.
Concernant la sécurité ferroviaire, la direction a présenté les dispositifs déployés par le Centre de Gestion des Circulations pour encadrer l’exploitation au quotidien : planification des trains, contrôle des tonnages, dispositifs de pesée et systèmes de détection.
Ces mesures s’inscrivent dans un cadre plus large, structuré par le Règlement général de sécurité et le système de management de la sécurité ferroviaire.
Questions de sécurité
Les parlementaires ont également interrogé la SETRAG sur plusieurs points techniques, notamment les traverses produites à Booué, les limitations temporaires de vitesse, la maintenance des rames voyageurs et le système Train Control System.
Sur ces sujets, l’entreprise a apporté des éléments d’explication en lien avec les exigences de sécurité, les contraintes de l’infrastructure et la modernisation progressive du réseau.
La question de l’accès au réseau ferroviaire a également été abordée. La SETRAG a rappelé que cet accès est encadré par des règles précises, définies dans des documents de référence et des contrats, qui s’appliquent à l’ensemble des opérateurs.
Les conditions d’exploitation varient en fonction d’éléments concrets comme les volumes transportés, les engagements contractuels ou les contraintes techniques, dans un cadre qui reste guidé par les exigences de sécurité.
Enfin, la direction a partagé les perspectives d’évolution du Transgabonais, en lien avec les besoins du pays en matière de mobilité et de développement



