Le Gabon en route pour le Forum Social Mondial de Cotonou

DIG/ Une dizaine d’organisations non gouvernementales gabonaises ont pris part, le 27 juillet à Ngodi-Bakoko (Douala 3), au lancement de la première Caravane Afrique « En route vers le Forum Social Mondial ».

L’initiative, portée par la Convergence Globale des Luttes pour la Terre, l’Eau, les Semences et les Forêts en Afrique Centrale (CGLTE-AC), doit traverser le Cameroun, le Nigéria et le Bénin avant d’aboutir à la 17e édition du FSM, prévue du 4 au 8 août à Cotonou.

Une mobilisation citoyenne à visée panafricaine

Selon Raphael Meigno Bokaghe, porte-parole de la CGLTE-Afrique Centrale, la démarche dépasse le simple déplacement logistique : il s’agit d’une mobilisation citoyenne panafricaine articulée au mouvement altermondialiste.

Les autorités locales de Douala 3, à travers le maire Valentin Epopa Bossambo et le chef du village Zacharie Komoto Ebah, ont salué une initiative qu’ils jugent en phase avec les difficultés concrètes de leur territoire, notamment la destruction de la mangrove de Matanda et l’accaparement de terres par des sociétés industrielles.

Le sous-préfet Arsène Ekouma Ekouma a, pour sa part, tenu à rappeler que le développement économique s’accompagne trop souvent d’une dégradation environnementale que les Caravaniers ne devront pas éluder dans leur plaidoyer.

La délégation gabonaise et ses objectifs affichés

Conduite par Christiane Nsa Mbegah, de l’ONG Réseau Femme Lève Toi (REFLET), la délégation gabonaise compte une dizaine d’organisations.

Le Point Focal Gabon de la CGLTE-AC a présenté trois objectifs à cette participation : le rayonnement international du pays, la réaffirmation de son rôle dans la résilience écologique et climatique, et le renforcement de la coopération subsaharienne à travers un parcours terrestre à forte portée symbolique.

Des enjeux fonciers et environnementaux qui touchent aussi le Gabon

Au-delà de la dimension diplomatique, l’événement pose en creux la question des pressions foncières et environnementales que subit le Gabon lui-même. L’accès à la terre, à l’eau et aux semences y demeure une source de tension, malgré la position stratégique du pays sur les enjeux climatiques régionaux. La participation gabonaise à cette Caravane s’inscrit ainsi moins dans une logique de simple représentation que dans celle d’une mise en miroir des défis écologiques nationaux avec ceux du reste de l’Afrique centrale.

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La Redaction

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