DIG / L’agence de notation Fitch Ratings a confirmé, le 22 ami 2025, la note souveraine du Gabon à « CCC+ », maintenant le pays dans la catégorie spéculative, en raison de fragilités persistantes sur le plan macroéconomique.
Cette décision s’explique principalement par un risque élevé de refinancement, le pays faisant face à d’importantes échéances de dette dans un contexte d’accès limité et coûteux aux marchés financiers internationaux.
Difficultés financières
D’après Fitch Ratings, cette note reflète les difficultés financières persistantes du pays, marquées par un niveau élevé de dette, des déficits budgétaires et des besoins croissants de financement.
En effet, selon le rapport, les finances publiques gabonaises se sont considérablement dégradées en 2025.
Le déficit budgétaire est estimé à 12,2 % du PIB, principalement en raison d’une forte hausse des dépenses publiques, notamment dans les infrastructures et les projets d’investissement.
Fitch souligne que ces dépenses ont largement dépassé les niveaux observés ces dernières années.
Explosion de la dette
Cette situation a contribué à l’augmentation de la dette publique.
D’après les estimations de l’agence, la dette du Gabon est passée de 72 % du PIB en 2024 à 81,1 % en 2025.
Elle pourrait atteindre près de 88 % du PIB en 2027, notamment si les prix du pétrole baissent.
Malgré ces tensions budgétaires, Fitch prévoit une croissance économique relativement stable autour de 3,2 % sur la période 2026-2027. Cette croissance devrait être soutenue par les investissements publics et le maintien de la production pétrolière.
L’agence avertit toutefois qu’une détérioration de l’accès aux financements ou une dégradation de la capacité du pays à rembourser sa dette pourrait entraîner une nouvelle dégradation de la note souveraine du Gabon.
Réaction du gouvernement
Pour le ministère de l’Economie et des Finances, ce rapport alarmant de l’agence américaine est plutôt un signal positif.
« Cette décision constitue un signal fort de confiance des marchés et des partenaires internationaux dans la trajectoire de redressement économique et budgétaire engagée par les Autorités gabonaises sous l’impulsion du Président de la République.
Elle traduit la reconnaissance des efforts soutenus entrepris pour restaurer durablement les équilibres macroéconomiques, de renforcer la gouvernance publique et d’accélérer la transformation structurelle de l’économie nationale », a indiqué le département dans un communiqué publié le 24 mai 2026.



