DIG / La grogne des transporteurs et des grossistes fait peser un risque sur l’approvisionnement des marchés de Libreville.
Au PK8, au B2 et au marché « Venez Voir », les perturbations des livraisons illustrent les tensions qui fragilisent les circuits de distribution, sur fond de multiplication dénoncée des taxes routières et des tracasseries douanières.
Une chaîne d’approvisionnement sous pression
Selon Martine Mengue, secrétaire générale du Collectif des commerçants grossistes du Gabon, relayée par Gabon 24, seuls six commerçants sur les 18 que comptait initialement son groupe poursuivent encore leurs activités.
Les autres auraient cessé de travailler, faute de trésorerie suffisante pour absorber les coûts d’acheminement.
Entre frais de route, contrôles et formalités douanières, les charges logistiques grignotent les marges et fragilisent les opérateurs.
La vie chère en ligne de mire
Les conséquences dépassent le secteur du transport. Le ralentissement des livraisons affecte déjà la disponibilité de produits courants comme la banane, la tomate et les tubercules.
Si les perturbations se prolongent, la raréfaction de l’offre pourrait exercer une pression supplémentaire sur les prix alimentaires.
Le coût des prélèvements en question
Cette situation met en lumière une contradiction économique : les prélèvements et contrôles censés encadrer les échanges peuvent, lorsqu’ils deviennent excessifs ou peu lisibles, renchérir les circuits d’approvisionnement et alimenter la vie chère.
Pour les autorités, l’urgence est de clarifier les taxes applicables, de réduire les tracasseries et de garantir la fluidité du transport des marchandises.
Car la lutte contre la vie chère ne peut se limiter à surveiller les prix sur les marchés : elle commence aussi par la maîtrise des coûts qui pèsent sur toute la chaîne, du producteur au consommateur.



