Libreville-Paris : Oligui Nguéma négocie une réduction des tarifs chez Air France

DIG / Reçue en audience le 19 juillet 2026 par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, la directrice générale d’Air France, Annie Rigail, a évoqué avec le chef de l’État la question sensible des tarifs pratiqués sur la liaison Libreville-Paris.

Actuellement, un aller-retour sur cette ligne démarre autour de 558 513 FCFA chez Air France au départ de Libreville, tandis qu’au départ de Paris, les tarifs affichés grimpent à plus de 1 351 euros l’aller-retour.

Des montants jugés difficilement soutenables pour une large partie de la population gabonaise, dans un contexte où le prix moyen d’un simple aller sur cet axe tourne autour de 728 euros selon les comparateurs de vols.

Des mécanismes à l’étude pour des prix plus soutenables

Plusieurs pistes sont désormais explorées conjointement par Air France et Fly Gabon afin de rendre les tarifs plus accessibles aux populations.

Il s’agit notamment d’élargir le réseau entre les deux compagnies sur l’axe Libreville-Paris, une option censée stimuler la concurrence et, à terme, faire baisser la pression tarifaire qui pèse sur les voyageurs gabonais, qu’il s’agisse de la diaspora, des étudiants ou des professionnels contraints de multiplier les déplacements.

Une réponse à une revendication de longue date

Cette annonce répond à une attente forte exprimée depuis plusieurs années par les Gabonais, qui ont vu le prix des billets sur cette route grimper de manière continue, sans justification toujours perçue comme légitime au regard du pouvoir d’achat local.

En s’attaquant frontalement à cette question, les autorités gabonaises entendent démontrer leur capacité à peser dans les négociations face à un acteur aussi important qu’Air France.

Un test pour la crédibilité des annonces

Si l’intention affichée est saluée, la véritable mesure de cette avancée se fera dans les mois à venir, à travers une baisse effective et vérifiable des prix des billets.

Les populations, échaudées par des annonces similaires restées sans suite par le passé, attendent désormais des actes concrets plutôt que de simples déclarations d’intention.

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La Redaction

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