DIG / Moins de 48 heures après la signature à Addis-Abeba d’un accord-cadre destiné à organiser l’application de l’arrêt de la Cour internationale de Justice (CIJ), Libreville a annoncé la suspension du processus de négociation avec Malabo, dénonçant des déclarations qu’il qualifie de « mensongères » de la partie équato-guinéenne.
Une rupture brutale après une signature sous l’égide de l’UA
Paraphé le 28 juillet 2026 en marge de la 51e session du Conseil exécutif de l’Union africaine en Éthiopie, l’accord-cadre visait à fixer les modalités de concertation bilatérale pour la mise en œuvre de l’arrêt de la CIJ du 19 mai 2025.
Dès le 30 juillet 2026, par voie de communiqué émis par son ambassade à Addis-Abeba, le Gabon a suspendu sa participation au dialogue, a rapporté le quotidien L’Union.
Une mise au point ferme sur la portée du texte
Libreville tient à recadrer la nature de ce qu’il a signé. : Le document ne constitue ni une exécution anticipée de l’arrêt de la CIJ, ni une reconnaissance, une délimitation ou une modification quelconque des frontières internationales entre les deux États.
Il s’agissait uniquement d’un cadre procédural pour organiser de futures discussions — rien de plus. Or, selon les autorités gabonaises, la Guinée équatoriale a interprété et présenté publiquement ce texte d’une façon qui déforme sa portée réelle.
Trois conditions pour une reprise du dialogue
Le Gabon conditionne son retour à la table des négociations à trois exigences : le retrait formel des déclarations jugées mensongères, le rétablissement public de la vérité sur le contenu des discussions, et des garanties fermes de bonne foi et de respect mutuel de la part de Malabo.
Cette décision replace le règlement du contentieux territorial dans une phase d’incertitude diplomatique, suspendue à une clarification politique entre les deux pays voisins.



