DIG / La Centrale d’achat du Gabon (CEAG) a tenu son premier Méga Market, les 25 et 26 avril 2026 sur l’esplanade du stade d’Angondjé, en présence du ministre de l’Économie Thierry Minko.
Riz, poulet, huiles, produits d’entretien, l’offre se voulait large pour soulager le panier des ménages du Grand-Libreville.
Cependant, malgré les offres attractives, plusieurs défis sont encore à relever.
Disparités dans les prix
Les chiffres parlent d’eux-mêmes, mais inégalement.
Sur certains produits, les remises sont réelles et significatives : la boîte de tomate s’affichait à 440 FCFA contre 550 FCFA sur le marché, les saucisses à 450 FCFA contre 800 à 1 000 FCFA habituellement, le lait CBon à 950 FCFA contre environ 1 300 FCFA ailleurs, ou encore les sardines à 225 FCFA contre 300 à 350 FCFA.
En revanche, d’autres écarts laissent perplexes : l’huile proposée à 990 FCFA ne coûte que 10 francs de moins que sur le marché, où elle s’achète autour de 1 000 FCFA. Même ambiguïté sur le riz : le sac disponible à 2 690 FCFA correspond à une marque peu connue, là où les références habituellement consommées restent autour de 4 500 FCFA, sans équivalent au Méga Market
Stade d’Angondjé : un site symbolique, mais un frein logistique
C’est précisément là que le bât blesse. Situé en périphérie du Grand-Libreville, dans la commune d’Akanda, le stade d’Angondjé reste difficile d’accès pour une large partie de la population, notamment les quartiers populaires où la vie chère se fait le plus sentir.
Pour les ménages sans véhicule, le trajet représente un coût supplémentaire qui érode en partie le bénéfice des prix réduits.
Un catalogue encore incomplet
À cela s’ajoute l’absence de certains produits de base comme le savon, relevée par plusieurs consommateurs.
La CEAG reconnaît les manques et annonce de nouveaux partenariats pour étoffer son offre.
Reste la question centrale : ces prix pourront-ils être maintenus dans la durée, ou cette Mega Market ne restera-t-elle qu’une opération de communication sans lendemain ?



