National Foot : Près de 300 millions de FCFA d’impayés menacent la reprise des championnats

DIG / À l’approche des reprises fixées au 10 octobre 2026 pour la D1 et au 22 novembre pour la D2, l’Association des Clubs Professionnels de Football du Gabon (ACPFG) tire la sonnette d’alarme.

Entre un budget global de 2,8 milliards de FCFA en attente de clarification et plus de 270 millions de FCFA de créances directes non réglées, la situation financière du football professionnel gabonais reste préoccupante.

Des arriérés qui s’accumulent

Au cœur des préoccupations figurent les 210 millions de FCFA de primes de classement toujours attendus par les quatre clubs lauréats du Ndambo d’Or de la saison écoulée : 80 millions de FCFA pour l’AS Mangasport, 50 millions pour le Stade Mandji, 50 millions pour le CF Mounana et 30 millions pour le Missile FC.

À cette somme s’ajoutent environ 60 millions de FCFA de frais médicaux impayés, soit près de 2,5 millions de FCFA par club engagé.

Au total, les créances directement identifiées dépassent ainsi 270 millions de FCFA, sans compter les autres charges susceptibles de peser sur les trésoreries des clubs.

En parallèle, l’ACPFG demande des éclaircissements sur les 2,8 milliards de FCFA correspondant au budget global de la compétition, adopté en Assemblée générale de la LINAFP avec la FEGAFOOT et transmis à la tutelle.

Les clubs réclament de la visibilité

Alors que les clubs affirment avoir satisfait aux exigences administratives, notamment à travers le dépôt des dossiers d’agrément et des attestations de conformité en matière de gouvernance, ils déplorent l’absence de visibilité sur les financements effectivement disponibles.

L’ACPFG souhaite notamment connaître le montant réellement alloué au football national, la part effectivement décaissée par le Trésor public, les priorités ayant guidé les dépenses déjà effectuées et le solde encore disponible pour apurer les arriérés de la saison précédente.

La reprise sous pression

L’enjeu dépasse désormais la seule question comptable. Le règlement de ces créances conditionne la capacité des clubs à préparer sereinement la nouvelle saison, à assurer leurs obligations sportives et à honorer leurs engagements administratifs et logistiques.

La situation est particulièrement sensible pour l’AS Mangasport, appelée à représenter le Gabon en Ligue des champions de la CAF.

Elle concerne également l’ensemble de l’écosystème du football national, dont les clubs constituent le principal vivier de joueurs pour les Panthères du Gabon.

À moins de deux mois de la reprise de la D1 et alors que la D2 doit suivre en novembre, l’ACPFG appelle ainsi à une clarification et à un règlement rapides des arriérés.

Faute de réponse financière concrète, le risque est de voir les difficultés de trésorerie perturber le démarrage des championnats et fragiliser davantage le football professionnel gabonais.

 

 

 

 

 

 

 

 

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La Redaction

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