Nkokloa : Quand l’agriculture devient un levier d’autonomie pour les femmes avec l’appui de l’OIF

DIG / À Nkokloa, dans le nord du pays, l’appui de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) permet à des femmes de professionnaliser leurs cultures de manioc et de banane plantain.

Dans ce village situé près de Bitam, en effet, une trentaine de femmes de femmes, réunies en groupement, exploitent leurs parcelles avec l’appui du fonds « La Francophonie avec Elles ».

Au Gabon, quatre projets bénéficient de ce dispositif pour un financement global de 300 000 euros, au profit d’environ 250 femmes.

Produire mieux pour gagner davantage

L’appui ne se limite pas au financement. Les bénéficiaires reçoivent des formations sur les techniques de culture du manioc et de la banane plantain, ainsi que du matériel agricole.

Le groupement de Nkokloa exploite notamment une dizaine d’hectares.

Pour certaines bénéficiaires, les premiers effets sont directement perceptibles sur les revenus et les dépenses familiales.

L’une d’elles explique notamment pouvoir désormais utiliser les recettes de ses récoltes pour financer la scolarité de ses enfants.

 Une expérience locale, un enjeu national

L’intérêt du projet dépasse toutefois les résultats d’un seul groupement.

Il illustre une difficulté centrale de l’agriculture gabonaise : le potentiel existe, mais l’accès aux équipements, aux techniques, au financement et aux débouchés reste déterminant pour passer d’une production traditionnelle à une véritable activité économique.

L’expérience de Nkokloa pose donc une question plus large : comment multiplier ce type d’initiatives et les inscrire dans une politique agricole durable ?

L’autonomisation ne pourra pas reposer uniquement sur des projets ponctuels.

Elle nécessitera des mécanismes permettant aux producteurs, particulièrement aux femmes rurales, de produire, transformer et commercialiser durablement leurs récoltes.

apropos de l auteur

La Redaction

Laisser un commentaire