DIG / En déplacement à Tchibanga le week-end écoulé, le ministre des Transports Ulrich Manfoumbi Manfoumbi a répondu aux critiques visant les arrêts constatés sur plusieurs chantiers structurants de la province de la Nyanga.
Il a tenu à rappeler que ces grands travaux, portés directement par le président de la République, restent une priorité que les autorités gabonaises entendent mener jusqu’à leur terme, malgré des interruptions ponctuelles.
Des justifications techniques, logistiques et budgétaires
Le ministre a détaillé trois catégories de contraintes pouvant expliquer les ralentissements observés sur le terrain.
- 1/ D’abord des impératifs techniques, comme les délais de consolidation imposés après un remblai ou le coulage d’une dalle.
- 2/Ensuite, des pénuries de matériaux, aggravées selon lui par l’éloignement de la Nyanga par rapport à l’Estuaire, présenté comme le principal centre de ravitaillement du pays (un argument qui illustre en creux les limites logistiques d’un chantier national mené simultanément dans les neuf provinces).
- 3/Enfin, il a reconnu, sans détour, des « indisponibilités en fonds », une formule qui reste la plus délicate à objectiver et qui interroge sur la soutenabilité réelle du calendrier annoncé pour ces projets.
Un état des lieux favorable, mais auto-déclaré
Ulrich Manfoumbi Manfoumbi affirme qu’une reprise des travaux a été rendue possible grâce à une injection récente de fonds.
Il cite plusieurs sites : l’aéroport, la gare routière, le nouveau marché, la Maison de la Femme (en voie d’achèvement), la nouvelle mairie, la Caisse de pensions, ainsi que des écoles où les travaux de clôture progressent.
Cet inventaire, présenté à l’issue d’une visite de terrain, repose toutefois essentiellement sur le constat visuel du ministre lui-même, ce qui limite la portée d’un exercice de transparence qui gagnerait à s’appuyer sur des données de suivi indépendantes ou des délais contractuels précis.


